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Aristote au Mont-Saint-Michel: Les racines grecques de l'Europe chrétienne Paperback – 6 Mar. 2008

4.8 out of 5 stars 34 ratings

On considère généralement que l'Occident a découvert le savoir grec au Moyen Âge, grâce aux traductions arabes. Sylvain Gouguenheim bat en brèche une telle idée en montrant que l'Europe a toujours maintenu ses contacts avec le monde grec. Le Mont-Saint-Michel, notamment, constitue le centre d'un actif travail de traduction des textes d'Aristote en particulier, dès le XIIe siècle. On découvre dans le même temps que, de l'autre côté de la Méditerranée, l'hellénisation du monde islamique, plus limitée que ce que l'on croit, fut surtout le fait des Arabes chrétiens. Même le domaine de la philosophie islamique (Avicenne, Averroès) resta en partie étranger à l'esprit grec. Ainsi, il apparaît que l'hellénisation de l'Europe chrétienne fut avant tout le fruit de la volonté des Européens eux-mêmes. Si le terme de "racines" a un sens pour les civilisations, les racines du monde européen sont donc grecques, celles du monde islamique ne le sont pas.

Product description

About the Author

Professeur d'histoire médiévale à l'ENS de Lyon, Sylvain Gouguenheim travaille actuellement sur l'histoire des croisades. Il a récemment publié Les Chevaliers teutoniques (Tallandier, 2008).

Product details

  • Publisher ‏ : ‎ SEUIL
  • Publication date ‏ : ‎ 6 Mar. 2008
  • Language ‏ : ‎ French
  • Print length ‏ : ‎ 288 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2020965410
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2020965415
  • Item weight ‏ : ‎ 500 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.6 x 2.6 x 24.2 cm
  • Customer reviews:
    4.8 out of 5 stars 34 ratings

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Sylvain Gouguenheim
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  • Sylvie
    5.0 out of 5 stars Un livre que tout le monde devrait lire
    Reviewed in France on 20 June 2025
    Un livre que tout le monde devrait lire ! Oui car trop de monde ignore l'excellent travail de cet historien qui fait voler en éclat la propagande "officielle" sur le soi-disant apport intellectuel musulman à l'Occident.
    En réalité, non seulement, cet apport fut minime, tardif et de peu d'intérêt, mais on y apprend que ce sont en réalité les chrétiens arabes qui transmirent le savoir grec aux conquérants musulmans (qui n'étaient à l'époque que des bédouins sans culture intellectuelle, ni scientifique). Le contraire donc de la doxa.
    On y apprend aussi que les contacts entre l'Occident médiéval et l'Empire Byzantin furent constants depuis la chute de Rome (donc largement avant l'apparition du prophète musulman) et que les manuscrits grecs si convoités par les moines furent traduits directement et surtout plus fidèlement du grec au latin.
    Bref, un livre facile à lire, y compris pour les non-familiers de la période médiévale. Un livre à lire pour se débarrasser des idées fausses. Un livre qui fait du bien.
    On rappellera enfin que l'auteur a été attaqué par une camarilla, non pas sur son contenu, sa méthode ou sa conclusion mais pour de basses raisons idéologiques. Rien que pour cela, il mérite d'être lu.
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  • Stig
    5.0 out of 5 stars Passeurs et censeurs
    Reviewed in France on 4 March 2020
    Cet ouvrage fort bien enlevé qui nous fait découvrir les passeurs que furent certains moines d'Occident a suscité l'ire de nos modernes censeurs qui sévissent, la où on devrait les attendre le moins (si on faisait preuve de naïveté bien sûr), soit dans les couloirs de l'université, influence idéologique oblige. Cette censure provenait naturellement du traitement d'un sujet qui balaie nombre de certitudes à caractère dogmatique qui présentent depuis quelques décennies un caractère exclusiviste dont l'une des raisons première ne réside point dans la recherche historique elle-même mais dans son caractère d'utilisation sociétal qui ne devrait échapper à personne. Cerise sur le gâteau pour énerver la gente universitaire officielle, l'auteur mentionne dans la généalogie des thèses officielles le fameux livre de Sigrid Hunke "Le soleil d'Allah brille sur l'Occident" (Albin Michel, Paris, 1963)et rapproche celui-ci des fréquentations de cette auteure d'avant 1945.
    De par Le contenu de son travail de recherche, l'auteur nous fait découvrir nombre de faits et d'hommes (qui connaissait Jacques de Venise ?) oubliés qui se penchèrent sur l'héritage culturel de la Grèce antique et entamèrent un important travail de traduction, non pas bien entendu pour en tirer la substantifique moelle uniquement mais dans un but pratique et utilitaire suivant l'idée que certaines des strates de la culture de l'Antiquité étaient récupérables, utiles,adaptables et finalement compatibles avec la nouvelle religion tout en excluant d'autres strates de la pensée grecque bien plus dangereuses notamment au niveau philosophique.
    L'un de ses points remarquables, c'est qu'il offre au chercheur de multiples pistes pour de possibles futures investigations encore plus approfondies. Il y aurait lieu d'examiner dans le détail le caractère conservatoire qu'eut en grande partie la chrétienté d'Orient et notamment Byzance et de déterminer effectivement les courroies de transmission entre la civilisation byzantine et l'Occident, sachant qu'au Moyen-Âge subsistait fortement parmi les élites l'image prestigieuse d'un Empire byzantin héritier direct de l'Empire romain (au même titre et peut-être plus encore que la Rome des papes) bien que semblant décadent à maints égards. Un exemple parmi d'autres, est la recherche de l'alliance matrimoniale entre le fils de l'Empereur Otton le Grand et de l'Impératrice Adélaïde, Otton II, et une princesse byzantine qui sera finalement Théophano alors que les byzantins possédait encore le sud de l'Italie depuis leur victoire sur les Sarrasins en 898 (en attendant la conquête normande de 1071) : cf. p-47 à 53 de l'article de Hansjörg Frommer "Adélaïde et Théophano, deux impératrices du Xe siècle" dans le recueil bilingue "Adelaïde, Impératrice et Sainte.931 à 999", INFO Verlagsgesellschaft Karlsruhe, 1999.
    L'autre point important, c'est qu'il relativise la redécouverte "musulmane" de manuscrits grecs (qui fut, bien souvent à l'origine, le fait de nestoriens chrétiens ou d'origine chrétienne notamment à Bagdad) et démontre que cela n'influa pas le fonctionnement d'une société toute musulmane dans son fonctionnement avec le statut inférieur de dhimmi réservé aux individus appartenant aux autres peuples du "Livre". Il faudrait, à cet égard, voir le rôle de la diaspora grecque qui se réfugia en Orient aux marches diffuses et fluctuantes de l'Empire et aux confins de la Perse et du monde musulman pour échapper aux persécutions liées au triomphe de la foi chrétienne (cf.le chapitre "Ténacité de l'Orient" de l'ouvrage de Pierre Chuvin, "Chronique des derniers païens : la disparition du paganisme dans l'Empire romain, du règne de Constantin à celui de Justinien", Les Belles Lettres/ Fayard, Paris, 1990). Il est aussi nécessaire de mettre tout cela en perspective car à l'instar des autres monothéismes d'origine moyen-orientale, le christianisme essaya dans un premier temps d'éradiquer tout ce qui ne pouvait pas lui être utile dans son oeuvre de conversion et ce n'est que bien plus tard, que certains moines redécouvrirent une partie (une partie seulement) de l'héritage grec des européens (cf. l'ouvrage de Catherine Nixey, "The Darkening Age: The Christian Destruction of the Classical World",Houghton Mifflin Harcourt Publishing, Boston, 2018).
    .
  • TannP
    5.0 out of 5 stars Remarquable
    Reviewed in France on 6 December 2013
    Excellent ouvrage écrit par un historien dont l'esprit scientifique se remarque à chaque page.
    Très beau style et rigueur des arguments appuyée par une foule de références.

    On peut en fait partager ce livre en deux parties :
    1) L'exposé des faits. Comment le savoir des Grecs (physique, métaphysique, médecine, logos, etc.) est parvenu jusque dans le Moyen Âge des XIIe et XIIIe siècles (sans l'aide bien sûr des pays musulmans) : par Byzance, des chrétiens du sud de l'Europe et des arabes chrétiens ;

    2) Pourquoi le passage de la culture grecque vers l'Europe médiévale par les pays d'Islam n'était de toute façon pas possible. L'auteur s'étend largement sur cette idée - et cette barrière - en épluchant la mentalité forgée dans les consciences par le Coran, la foi coranique, et plus exactement la Loi coranique. En résumé : ce qui n'est pas conforme au Coran est rejeté par les musulmans. L'Islam demande à ses fidèles de mettre en pratique les textes du Coran. Surtout pas de réfléchir dessus, de philosopher, pis! de les remettre en question. Et le malheur de l'Islam veut que les écrits des «Pères» grecs (Aristote le premier) regorgent d'idées, d'exposés et de concepts incompatibles avec la loi coranique. Notamment, et le premier d'entre eux : le logos.

    L'auteur explique - de manière fort convaincante - que les musulmans ont reçu et incorporé la Logique, mais pas la Rationalité. D'où une opposition frontale avec l'esprit grec et un rejet de tout ce qu'il représente. C'est de toute cette culture rejetée que l'Europe médiévale va s'emparer. On ne peut pas dire que l'acharnement à se vêtir du voile ou d'une burqa chez les femmes musulmanes dans la France actuelle lui donne tort...

    Je recommande vivement cet ouvrage qui remet les erreurs et les dogmes à leur place. Que doit l'Europe à l'Islam? Quasiment rien.
  • Jorian 132
    5.0 out of 5 stars Des vérités contre le politiquement correct
    Reviewed in France on 27 March 2012
    Un livre instructif, courageux, qui dit les réalités du développement de la civilisation occidentale, envers et contre tous les islamolâtres du moment, qui veulent nous faire croire sans rire, et en tordant les faits historiques, que seule l'intermédiation des arabo-musulmans ont permis à l'europe de sortir des supposées ténèbres du Moyen-Age, et de redécouvrir la culture gréco-romaine.

    Il y en a même qui ont osé écrire que "la civilisation européenne est issue des poubelles de l'islam"! (oui, vous avez bien lu, n'essayez pas d'ajuster vos lunettes ou d'augmenter l'éclairage...),(c'est de Dufourcq, dans son médiocre "la vie quotidienne dans l'Europe médiévale sous domination musulmane").

    Les éléments objectifs indiscutables apportés par Gouguenheim, et sa pertinente analyse globale, ruinent les affirmations grotesques de ces "historiens" bien-pensants, qui choisissent soigneusement parmi les faits historiques les seuls qui sont compatibles avec leur idéologie munichoise de se mettre à genoux devant l'islam, pour plaire aux imams hystériques, et au boboland islamo-gauchiste qui pollue la vie intellectuelle de nos démocraties occidentales.

    Merci à l'auteur pour cette cure de vérité et de recherche sérieuse. Voir aussi le dernier Guy Rachet (excellent), et aussi l'œuvre de Rémi Brague pour des approches sérieuses et fiables.
  • Jules Alexandre Théophraste de Corvée de Ch...., dit "Dupond"
    4.0 out of 5 stars Encore un procès politique!
    Reviewed in France on 1 May 2008
    La gauche islamophile, suivie désormais par l'inévitable droite cassoulet, a sorti la machine à procès contre le livre de Gouguenheim "Aristote au Mont St Michel". Livre que les procureurs n'ont souvent pas lu, ayant réclamé - aux dires de l'éditeur - l'ouvrage après avoir signé la pétition parue dans l'incontournable hebdo de la bien-pensance Telerama. On remarquera dans la liste des pétitionnaires, le grand nombre de doctorants qui ont signé sur injonction de leur directeur de thèse. Belle formation scientifique!

    Il faut préciser que même si Gouguenheim avait tort - ce qui doit rester dans le domaine de la controverse scientifique et non du procès politique - les "Lumières musulmanes du Moyen-âge" ont bel et bien existé en Andalousie mais cela n'a pas empêché le monde musulman de "fermer les portes de l'Itjihad" et de retomber dans les âges noirs, et de cesser toute production philosophique et théologique.
    Et que cela n'est pas pour autant donner un blanc seing aux Lumières chrétiennes et à leur dérive rationaliste dont nos procureurs sont les plus parfaits héritiers. On peut se référer pour cela aux travaux de Leo Strauss, victime lui aussi, post mortem, d'un procès politique de cette gauche intello et surtout profondément débile, qui a du mal à se remettre de l'heureux temps des procès politiques de l'URSS.