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Social Change in Western Europe (European Societies)
  
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Social Change in Western Europe (European Societies) [Hardcover]

Colin Crouch
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Product details

  • Hardcover: 567 pages
  • Publisher: Oxford University Press (1 Nov 1999)
  • Language English
  • ISBN-10: 0198742754
  • ISBN-13: 978-0198742753
  • Product Dimensions: 24.6 x 16.8 x 3.6 cm
  • Average Customer Review: 4.0 out of 5 stars  See all reviews (2 customer reviews)
  • Amazon Bestsellers Rank: 4,910,398 in Books (See Top 100 in Books)
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Colin Crouch
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Product Description

Product Description

What do European societies look like, at the end of a turbulent millennium which saw western Europe slowly rise to global domination, and then rapidly decline to its present position, prosperous but clearly behind the USA in world influence? This text makes a systematic and up-to-date comparison of virtually all west European countries across a wide range of social institutions. These include: work and occupations, the structure of the economy, the family, education, religion, nationality and ethnicity, and the mechanism of citizenship in the welfare state. Particular emphasis is placed on the place of gender and social class. By including basic details on Japan and the United States throughout, the author is able to draw attention to any shared west European specificities. The book also develops a theory of change in contemporary societies. Starting from a model of a mid-century social compromise based on certain balances between industrialism, capitalism, traditional community institutions and community, it traces its subsequent destabilization and places particular importance on the resurgence of capitalism.

About the Author

Colin Crouch is Professor of Sociology at the European University Institute, Florence. He is the author or editor of numerous publications including Reinventing Collective Action (edited with David Marquand), Political Economy of Modern Capitalism: Mapping Convergence and Diversity (edited with W. Streeck), and Industrial Relations and European State Traditions, which won the Political Studies Association W.J.M. MacKenzie Prize for 1993. --This text refers to the Paperback edition.

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Urban governance 28 Sep 2000
By A Customer
Format:Paperback
DiGaetano A., Klemanski J. S. (1999), Power and City Governance, University of Minnesota Press, Minneapolis.

Les deux auteurs se livrent à une comparaison entre quatre villes situées aux USA et en Grande-Bretagne (Birmingham, Boston, Detroit et Bristol) dans le but d'enrichir une réflexion théorique sur la gouvernance urbaine. Le livre est organisé en 9 chapitres. Les huit premiers traitent de l'évolution des politiques urbaines menées dans ces quatre villes et le dernier chapitre est l'occasion d'établir une synthèse et des propositions théoriques. Ils montrent notamment que les politiques suivies peuvent être classes en trois types : les politiques visant le développement économique rapide, les politiques de gestion de cette croissance économique et les politiques de réforme sociale. Chaque type de politique publique est le produit de coalitions particulières entre certains groupes sociaux et la mairie. De ce point de vue, l'un des intérêts de l'ouvrage est de présenter un état de l'art très complet sur la question du lien entre les produits des politiques urbaines et la configuration des coalitions politiques locales ; question centrale dans la littérature relative à la gouvernance urbaine mais qui n'est pas suffisamment traitée dans la littérature française. C'est dans la conclusion que les auteurs tentent de bâtir un cadre d'analyse ambitieux puisqu'ils tentent d' expliquer à la fois la structure des coalitions locales et leur évolution. Ils insistent notamment sur la nécessité d'agréger les trois grands courants de pensée qui alimentent les réflexions sur la gouvernance urbaine afin de produire sur un cadre de compréhension plus général. Ces trois courants sont les suivants :

1- l'économie politique met l'accent sur le rôle des villes dans la nouvelle donne économique et sur l'importance des contextes de négociation fortement contingents. La notion de contexte de négociation est empruntée aux travaux de P. Kantor, H. Savitch et S.Vicari-Haddock . Cependant, les deux auteurs mettent en avant que cette typologie ne s'applique pas aux études de cas qu'ils ont travaillé à l'exception de Détroit ;

2- pour expliquer ce décalage entre la typologie et les phénomènes observés, il faut réintroduire d'autres facteurs insuffisamment intégrés dans l'économie politique (selon les deux auteurs). Il s'agit des institutions au sens large car ils y rangent aussi bien les traditions politiques locales, les "circonstances locales". En empruntant implicitement au néo-institutionnalisme historique, les deux auteurs montrent qu'il existe des cultures dominantes localement, inscrites dans les institutions publiques, les partis qui rendent possible ou plus difficile la constitution de telles coalitions visant tel objectif ;

3- enfin, ils insistent sur le fait que ces cultures locales sont certes puissantes mais qu'elles n'expliquent pas les processus de rupture dans les coalitions en place. Pour cela, il faut se tourner vers le leadership comme variable explicative. A partir des travaux de C. Stone , le leadership est défini comme la capacité d'un individu à aller contre la "logique des choses", contre des arrangements stables, des coalitions bien établies. Ce faisant, pour les deux, cette conception très individualiste du leadership est certes pertinente aux USA mais non en Grande-Bretagne où l'on observe des formes plus collectives de leadership du fait du poids des partis politiques au niveau local.

Après ce passage en revue de la littérature existante, les deux auteurs proposent d'agréger ces trois courants de pensée (qui ne sont cependant pas aussi distincts qu'ils le sous entendent notamment en ce qui concerne l'économie politique) et d'appliquer leur grille de lecture aux quatre études de cas. La démarche vise essentiellement à comprendre dans quelles conditions certaines coalitions spécifiques apparaissent et quels sont les facteurs de stabilisation ou de remise en question. Ils reprennent donc les trois types de politiques identifiés par leur soin.

1-les politiques visant le développement économique rapide semblent dans les quatre cas être le produit d'une crise économique majeure touchant le secteur économique dominant (l'industrie, le commerce) d'une ville. Dans le cas britannique, le rôle de l'Etat dans le formatage de cette coalition est particulièrement mis en avant notamment dans la phase d'institutionnalisation du partenariat. C'est cette institutionnalisation par l'Etat dans des Quangos qui est un élément essentiel de stabilisation de la coalition ;

2- les politiques de gestion de la croissance économique sont générées par la conjugaison de trois facteurs : la présence d'une classe moyenne ayant un niveau d'enseignement assez élevé, l'existence d'un processus de développement économique local très rapide qui remet en question la qualité de vie et enfin un tissu associatif dense et actif. Des trois formes de coalition, celle soutenant une politique de gestion de la croissance économique est la plus fragile car soumise directement à l'évolution de la conjoncture économique. En cas de récession économique, la coalition disparaît car un de ses fondements n'est plus valide ;

3- les politiques de réforme sociale sont généralement le résultat de la mobilisation de mouvements sociaux. Ces mouvements sociaux peuvent être essentiellement le résultat de la mobilisation locale de catégories ayant un poids politique assez élevé pour aller à l'encontre des politiques de croissance rapide et qui critiquent notamment le désengagement de l'Etat dans les politiques sociales (cas des 2 villes américaines), soit le choix politique d'un parti au pouvoir localement (cas des deux villes anglaises où les politiques de réforme sociale sont portées par le Parti travailliste).

Au total, un livre intéressant, basé à la fois sur une lecture critique et exhaustive des travaux théoriques et sur un matériau empirique riche. L'intérêt réside également dans la tentative réussie d'établir un dialogue entre la littérature américaine et britannique sur la question de la gouvernance urbaine. Il témoigne en ce sens de l'intérêt des chercheurs américains pour des situations non américaines et d'un souci de résister à un certain risque d'ethnocentrisme ; critique formulée notamment à propos des travaux de J. Logan et H. Molotch sur les coalitions de croissance qui ont fortement marqués la communauté scientifique internationale travaillant sur les politiques urbaines.

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By A Customer
Format:Paperback
DiGaetano A., Klemanski J. S. (1999), Power and City Governance, University of Minnesota Press, Minneapolis.

Les deux auteurs se livrent à une comparaison entre quatre villes situées aux USA et en Grande-Bretagne (Birmingham, Boston, Detroit et Bristol) dans le but d'enrichir une réflexion théorique sur la gouvernance urbaine. Le livre est organisé en 9 chapitres. Les huit premiers traitent de l'évolution des politiques urbaines menées dans ces quatre villes et le dernier chapitre est l'occasion d'établir une synthèse et des propositions théoriques. Ils montrent notamment que les politiques suivies peuvent être classes en trois types : les politiques visant le développement économique rapide, les politiques de gestion de cette croissance économique et les politiques de réforme sociale. Chaque type de politique publique est le produit de coalitions particulières entre certains groupes sociaux et la mairie. De ce point de vue, l'un des intérêts de l'ouvrage est de présenter un état de l'art très complet sur la question du lien entre les produits des politiques urbaines et la configuration des coalitions politiques locales ; question centrale dans la littérature relative à la gouvernance urbaine mais qui n'est pas suffisamment traitée dans la littérature française. C'est dans la conclusion que les auteurs tentent de bâtir un cadre d'analyse ambitieux puisqu'ils tentent d' expliquer à la fois la structure des coalitions locales et leur évolution. Ils insistent notamment sur la nécessité d'agréger les trois grands courants de pensée qui alimentent les réflexions sur la gouvernance urbaine afin de produire sur un cadre de compréhension plus général. Ces trois courants sont les suivants :

1- l'économie politique met l'accent sur le rôle des villes dans la nouvelle donne économique et sur l'importance des contextes de négociation fortement contingents. La notion de contexte de négociation est empruntée aux travaux de P. Kantor, H. Savitch et S.Vicari-Haddock . Cependant, les deux auteurs mettent en avant que cette typologie ne s'applique pas aux études de cas qu'ils ont travaillé à l'exception de Détroit ;

2- pour expliquer ce décalage entre la typologie et les phénomènes observés, il faut réintroduire d'autres facteurs insuffisamment intégrés dans l'économie politique (selon les deux auteurs). Il s'agit des institutions au sens large car ils y rangent aussi bien les traditions politiques locales, les "circonstances locales". En empruntant implicitement au néo-institutionnalisme historique, les deux auteurs montrent qu'il existe des cultures dominantes localement, inscrites dans les institutions publiques, les partis qui rendent possible ou plus difficile la constitution de telles coalitions visant tel objectif ;

3- enfin, ils insistent sur le fait que ces cultures locales sont certes puissantes mais qu'elles n'expliquent pas les processus de rupture dans les coalitions en place. Pour cela, il faut se tourner vers le leadership comme variable explicative. A partir des travaux de C. Stone , le leadership est défini comme la capacité d'un individu à aller contre la "logique des choses", contre des arrangements stables, des coalitions bien établies. Ce faisant, pour les deux, cette conception très individualiste du leadership est certes pertinente aux USA mais non en Grande-Bretagne où l'on observe des formes plus collectives de leadership du fait du poids des partis politiques au niveau local.

Après ce passage en revue de la littérature existante, les deux auteurs proposent d'agréger ces trois courants de pensée (qui ne sont cependant pas aussi distincts qu'ils le sous entendent notamment en ce qui concerne l'économie politique) et d'appliquer leur grille de lecture aux quatre études de cas. La démarche vise essentiellement à comprendre dans quelles conditions certaines coalitions spécifiques apparaissent et quels sont les facteurs de stabilisation ou de remise en question. Ils reprennent donc les trois types de politiques identifiés par leur soin.

1-les politiques visant le développement économique rapide semblent dans les quatre cas être le produit d'une crise économique majeure touchant le secteur économique dominant (l'industrie, le commerce) d'une ville. Dans le cas britannique, le rôle de l'Etat dans le formatage de cette coalition est particulièrement mis en avant notamment dans la phase d'institutionnalisation du partenariat. C'est cette institutionnalisation par l'Etat dans des Quangos qui est un élément essentiel de stabilisation de la coalition ;

2- les politiques de gestion de la croissance économique sont générées par la conjugaison de trois facteurs : la présence d'une classe moyenne ayant un niveau d'enseignement assez élevé, l'existence d'un processus de développement économique local très rapide qui remet en question la qualité de vie et enfin un tissu associatif dense et actif. Des trois formes de coalition, celle soutenant une politique de gestion de la croissance économique est la plus fragile car soumise directement à l'évolution de la conjoncture économique. En cas de récession économique, la coalition disparaît car un de ses fondements n'est plus valide ;

3- les politiques de réforme sociale sont généralement le résultat de la mobilisation de mouvements sociaux. Ces mouvements sociaux peuvent être essentiellement le résultat de la mobilisation locale de catégories ayant un poids politique assez élevé pour aller à l'encontre des politiques de croissance rapide et qui critiquent notamment le désengagement de l'Etat dans les politiques sociales (cas des 2 villes américaines), soit le choix politique d'un parti au pouvoir localement (cas des deux villes anglaises où les politiques de réforme sociale sont portées par le Parti travailliste).

Au total, un livre intéressant, basé à la fois sur une lecture critique et exhaustive des travaux théoriques et sur un matériau empirique riche. L'intérêt réside également dans la tentative réussie d'établir un dialogue entre la littérature américaine et britannique sur la question de la gouvernance urbaine. Il témoigne en ce sens de l'intérêt des chercheurs américains pour des situations non américaines et d'un souci de résister à un certain risque d'ethnocentrisme ; critique formulée notamment à propos des travaux de J. Logan et H. Molotch sur les coalitions de croissance qui ont fortement marqués la communauté scientifique internationale travaillant sur les politiques urbaines.

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