Dans «Pourquoi pardonner ?», J. C. Arnold évite le piège des discours trop faciles et laisse des gens ordinaires parler sans fard de leurs propres expériences ceux-là ont acquis le droit de parler de la paix du coeur qui naît quand on triomphe du mal subi. A vrai dire, « le mal subi » est une expression bien faible, car dans beaucoup de ces récits, il n'est question que de crimes violents, de trahison, de sévices, d'intolérance et de guerre et de leurs effets dévastateurs. Mais «Pourquoi pardonner ?» décrit aussi les blessures plus banales de la vie de tous les jours : les assauts continuels des petits démons de la médisance et des commérages, les tensions familiales, les mariages qui s'affadissent et les relations difficiles au travail.